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Congrès PRG: partisans et adversaires d’alliance avec les centristes s’affrontent

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 18 mai 2008

PARIS (AFP) — Les élections européennes de 2009 étaient samedi au coeur du Congrès du Parti Radical de gauche (PRG) à Paris où des passes d’armes ont opposé les partisans d’une alliance avec les centristes de Bayrou ou de Borloo, aux fidèles du camp de la gauche.

Le Congrès, qui réunit quelque 400 délégués, est sans gros suspense: Jean-Michel Baylet, président du parti depuis 1996, doit être réélu dimanche sans problème, étant seul candidat en lice.

Les intervenants ont tous regretté l’échec de la gauche à la présidentielle de 2007 alors que les radicaux de gauche avaient défendu dès le premier tour Ségolène Royal.

Pour la prochaine échéance, les européennes, Jean-Michel Baylet voit dans son parti « une forte volonté d’être présent » à ce scrutin car « nous sommes un parti engagé et militant de l’Europe ». « De quelle manière, avec quelle alliance c’est une question que nous allons poser », dit-il.

M. Baylet -qui a initié depuis un an un dialogue avec le Parti radical valoisien de Jean-Louis Borloo- estime « possible » une alliance avec des centristes. « J’attends de voir comment vont se passer les discussions avec les uns et les autres ».

Hervé Mesnager, conseiller municipal de Blois, met déjà des noms sur les listes d’alliance, « les trois B: Baylet-Bayrou-Borloo ».

Le secrétaire national, Pascal-Eric Lalmy, plaide aussi pour de nouvelles alliances: « Sur l’Europe, les radicaux de gauche n’ont aucune affinité avec le PCF » et « les socialistes n’ont aucun projet européen ». Il faut « bâtir dès la rentrée des listes pro-européennes et laïques », dit-il.

Mais de fortes oppositions se font entendre, notamment de la puissante Fédération de Paris, dirigée par Jean-Bernard Bros, adjoint au maire de Paris, qui réclame « des listes autonomes ou de rassemblement à gauche », « excluant totalement toute compromission ou alliances avec Nicolas Sarkozy ou un parti soutenant son gouvernement », dans une claire allusion au parti de Borloo.

Thierry Braillard, maire-adjoint de Lyon, abonde dans le même sens: « l’avenir du PRG est à gauche, la discussion avec les Valoisiens était troublante et troublée » et « il faut clôturer un débat polluant qui n’aurait jamais du naître ». « Bayrou est dans l’impasse centriste » et le Parti radical « vote tous les textes » de Nicolas Sarkozy, souligne-t-il.

Yacine, militant de Seine-Saint-Denis, résume: « la porte des radicaux est ouverte, mais à condition de quitter la tutelle de la droite ».

Odile Leperre-Verrier, ancienne députée européenne, renchérit: « ce rêve des trois B a peu de chance de prospérer et nous mènerait droit dans le mur ».

Une autre variante est proposée par Bernard Castagnede, un dirigeant du parti, « une alliance des radicaux de gauche avec des courants écologistes ». Il verrait bien aux européennes des listes « Borloo, Tapie, Christiane Taubira, Dominique Voynet ».

Mais l’offre de service pour 2009 de Bernard Tapie -exclu du PRG suite à son soutien à Nicolas Sarkozy- est balayée par M. Baylet: « Bernard Tapie n’est plus membre du PRG, ses déclarations n’engagent que lui ».

De son côté, Christiane Taubira, une figure phare du PRG, ne se prononce pas et se dit « archi-nulle » en stratégie électorale. Mais souligne-t-elle à l’AFP, « les radicaux de gauche portent une audace sur la construction de l’Europe qui est singulière » et « avec l’ancienne UDF, c’est le seul parti à gauche qui est cohérent sur ses engagements européens ».

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