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Il est temps que tous les radicaux se retrouvent

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 19 septembre 2008

Par André Rossinot et André Sainjon , respectivement président d’honneur du Parti radical valoisien, et vice-président du Parti radical de gauche, plaident pour un rapprochement de la famille radicale dans une tribune publiée dans le Figaro du 19/09.

Trop longtemps dispersés du fait des circonstances, mais toujours unis ailleurs, hors du champ politique, et toujours partageant les mêmes valeurs et obéissants aux mêmes principes, les radicaux doivent faire entendre leurs voix dans le débat politique actuel.

Il est temps qu’ils se retrouvent, car ce qui les unit, la philosophie politique à laquelle ils se réfèrent, constitue toujours une perspective politique pour notre pays. Même si l’on a estimé longtemps que le radicalisme avait fait son temps. Que le projet dont il était porteur s’était épuisé du fait même de la réussite de sa mise en œuvre et de sa reprise par toutes les grandes familles politiques républicaines. Il n’est pas vain de le redire, depuis plus de cent ans, le radicalisme imprègne la société française et les institutions de la République. C’est d’ailleurs le seul projet politique du XXe siècle qui n’a pas été désavoué par l’histoire.

Aujourd’hui, à un moment où l’on est porté à penser la démocratie en termes de désenchantement ; à un moment où les modèles communautaristes prétendent se substituer à la figure de la République ; à un moment où le citoyen est considéré comme ayant perdu tout repère et toute référence aux valeurs fondatrices du vivre ensemble républicain ; aujourd’hui plus que jamais s’impose la nécessité d’un projet politique émancipateur. Pour l’être, ce projet doit dessiner un idéal pour notre époque qui n’en a plus ; il doit orienter l’action politique et réinterroger la question du pouvoir à la lumière de la construction d’un nouveau contrat social, plus équitable. Il doit rassembler tous les républicains et les progressistes qui ne cachent pas leur inquiétude devant les dangers qui menacent certaines de nos valeurs.

Ce projet est d’autant plus nécessaire que s’amplifient les effets contrastés d’une mondialisation qui se présentait comme étant une chance pour l’ensemble des peuples et qui se transforme en cauchemar pour les plus faibles. De plus en plus nombreux sont ceux qui dénoncent ses excès. Certains refusent même d’accepter qu’elle soit le développement inéluctable du libéralisme tel que nos sociétés naguère le concevaient.

L’on en arrive à penser que le développement économique ne sait plus dire quel objectif social il poursuit quand il ne cesse de montrer qu’il a tout soumis à la logique du profit ; que le développement technologique laisse trop souvent l’impression d’une accélération non maîtrisée qui a perdu de vue l’humain : que les désordres écologiques menacent notre existence ; que les inégalités sociales s’amplifient dangereusement, dissolvant les liens et les solidarités qui unissent les hommes ; que l’action politique semble ne plus savoir inventer les outils de régulation économique, social et politique capables de répondre aux défis de notre époque.

Face à cette réalité et aux enjeux planétaires qu’elle implique, il convient de repenser l’ordre économique mondial et de se soustraire aux diktats des grands de la finance par l’affirmation de l’autorité légitime d’un pouvoir démocratique mondial. Il convient aussi de se saisir de la révolution écologique dessinée par le «Grenelle de l’environnement», à l’exemple de la Californie, dont la croissance économique a été dopée depuis trente ans par le développement de technologies «vertes» et de lois très strictes en matière d’environnement. Si les défis sont immenses, les capacités que recèlent les humains sont plus immenses encore. Les radicaux se sont toujours rangés du côté de l’audace raisonnable et de la volonté.

Au moment où les prix des matières premières flambent comme jamais dans l’histoire, nos sociétés doivent se préparer à de grandes mutations. Nous croyons que le pouvoir politique doit impulser de grands projets, porter la recherche scientifique et technique à des niveaux inégalés, notamment pour favoriser l’émergence de nouvelles énergies et contribuer à redonner à l’industrie un rôle moteur de premier rang pour un développement économique et social soutenable. Une telle ambition doit être soutenue par une politique éducative ambitieuse en direction des jeunes générations. Les acteurs politiques ont toujours eu pour mission de préparer l’avenir, et pas seulement d’aménager le présent.

Les radicaux sont depuis toujours des partisans du progrès par la réforme et de la réforme pour le progrès. C’est leur conception de la politique, une conception qui n’a rien d’un dogme. Or, le paysage actuel de notre pays ne peut que laisser le citoyen circonspect. Au moment où l’ensemble des citoyens attend des réponses concrètes à ses problèmes, le principal parti de gauche se cherche une nouvelle doctrine pour s’affirmer selon les cas social-démocrate ou social-libéral, deux facettes d’un même tenant. Ni l’un ni l’autre n’a démontré son efficacité contre les méfaits d’une mondialisation impulsée par la grande finance internationale. C’est aussi le cas pour la formation majoritaire actuelle, qui peine à trouver une unité d’objectif et d’action, même si le thème central de la politique poursuivie est le volontarisme et la réforme.

Le combat d’aujourd’hui, c’est de s’affirmer radicaux et républicains de progrès. C’est de se rassembler pour réaffirmer les grands principes de la République, de la laïcité, de la justice sociale et de la solidarité, de la construction européenne et d’une vision internationale pacifique des défis qui s’imposent à notre pays.

Oui, il est temps que tous les radicaux se retrouvent et préparent d’autres étapes.

http://www.lefigaro.fr/debats/2008/09/19/01005-20080919ARTFIG00131-il-est-temps-que-tous-les-radicaux-se-retrouvent-.php

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Pétition contre la privatisation de La Poste !

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 17 septembre 2008

La Poste est en danger.

La dégradation du service public se poursuit depuis plusieurs années, marquée par le manque de personnels dans les quartiers populaires des villes et la fermeture de bureaux ruraux, ainsi que la transformation du service financier de La Poste en banque postale avec la banalisation du livret A.Le gouvernement a maintenant l’intention de privatiser La Poste en en faisant une société anonyme dont le capital sera introduit en bourse.

Cette réforme sonnerait le glas du service public postal, c’est-à-dire de l’un des services publics essentiels à l’exercice réel des droits des citoyens, en l’occurrence du droit à la communication. Nous devons l’empêcher, car nous voulons que ce droit fondamental puisse continuer à s’exercer avec des garanties qu’une gestion privée ne peut apporter.

De quoi s’agit-il concrètement ? De ne pas sacrifier davantage la présence des bureaux de poste dans les zones rurales et les quartiers populaires, partout où l’activité de La Poste ne peut dégager une rentabilité importante. D’améliorer les conditions de distribution du courrier et d’accueil des usagers, et non de les moduler en fonction de l’intérêt financier des zones couvertes. De garantir le prix unique du timbre, de pérenniser la distribution six jours sur sept, supérieure aux obligations européennes. De permettre aux foyers les plus modestes de trouver encore un partenaire bancaire au sein de La Poste, attentif à leur situation.

La privatisation de La Poste ne va pas améliorer la qualité du service rendu, mais au contraire la dégrader et rendre celui-ci beaucoup plus inégalitaire.

Nous nous opposons donc vigoureusement à cette privatisation. Nous demandons que le gouvernement ouvre un grand débat public sur les missions de La Poste et sur l’amélioration du service rendu en réponse aux besoins de la population, ainsi que sur les nouvelles formes de gestion qui permettront de démocratiser les services publics en impliquant davantage les représentants des usagers, des salariés et des élus.

Pétition contre la privatisation de La Poste ! dans Actualité pdf-logoTéléchargez la pétition au format .pdf

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Afghanistan: Le PS et le PRG demandent « une clarification » à Sarkozy

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 14 septembre 2008

Les patrons du PS et du PRG, François Hollande et Jean-Michel Baylet et les deux présidents des groupes parlementaires PS, Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, ont écrit samedi à Nicolas Sarkozy pour exiger, à une semaine du débat sur l’Afghanistan au parlement, une « clarification » de la stratégie française.« Sept ans après » l’engagement de la France dans le cadre de la mission définie par l’Onu, « le constat est rude », écrivent-ils dans une lettre rendue publique dimanche. Ils s’inquiétent de « la sécurité plus précaire » aujourd’hui en Afghanistan, où « la population est de plus en plus incertaine » et « la coalition perçue comme une force occupante ».

Ils évoquent encore la fragilité économique, démocratique et militaire du pays, ou « seule l’économie de la drogue semble avoir fortement progressé ».

« Nous constatons un enlisement politique, militaire et diplomatique », poursuivent-ils.

« Alors que la stratégie américaine est de plus en plus contestée, la France ne peut accepter de s’impliquer davantage et plus longtemps sans contreparties », estiment-ils.

Jugeant que l’engagement de la France en Afghanistan » demeure aujourd’hui nécessaire », ils attendent « du débat parlementaire, le 22 septembre, que des conditions soient fixées ».

« La France doit prendre l’initiative d’un débat avec ses alliés sur cinq points majeurs », préconisent-ils.

Ils demandent ainsi « une meilleure répartition des responsabilités au sein de la coalition », un élargissement de cette dernière, la relance d’un dialogue politique entre Afghans, une clarification avec le Pakistan et « l’établissement d’un calendrier sur les nouveaux objectifs de la coalition assorti d’un échéancier sur notre présence en Afghanistan ».

Selon les signataires, « le débat du 22 septembre n’est pas de savoir si la France doit se désengager de l’Afghanistan, elle ne le doit pas, mais de définir à quelles conditions la présence de nos soldats peut contribuer à une paix durable, dans cette région comme dans le reste du monde ».

« Avant de nous prononcer, nous attendons les clarifications indispensables », concluent-ils.

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Université d’été

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 10 septembre 2008

J’ai participé à l’université d’été des Radicaux de Gauche les 6 et 7 septembre à Ramatuelle.
Le thème choisi était le développement durable. Il fut évoqué non seulement de manière générale, mais aussi et surtout en ce qu’il peut concerner les décideurs locaux, qu’ils viennent du monde de l’entreprise ou qu’ils soient élus municipaux, départementaux ou régionaux.
Les débats ont situé le thème du développement durable dans un contexte européen. Les Radicaux sont en effet persuadés du rôle capital de l’Europe dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres.
Mais, à côté des préoccupations purement environnementales et écologiques, ils ont ouvert le débat sur ce qui marque leur identité : laïcité, solidarité, liberté et responsabilité, problèmes d’éthique. Ils se sont prononcés contre le fichier Edvige, et ont appelé à se mobiliser contre le démantèlement de la Poste. Leur combat pour des idées progressistes a été fortement exprimé dans une perspective de rassemblement à gauche.
Le président Jean-Michel Baylet a réaffirmé dimanche l’ancrage à gauche de sa formation tout en insistant sur le nécessaire rééquilibrage de son alliance avec le Parti Socialiste. « Je rassure ceux qui ne nous situeraient pas exactement ou qui feignent de ne pas voir où nous sommes. Nous sommes à Gauche » a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs indiqué qu’il avait confirmé à François Hollande la volonté du PRG « de faire aventure commune » avec les Socialistes aux élections européennes de 2009 mais dans le cadre d’une alliance rééquilibrée. Mais avec une mise en garde : « les Radicaux de Gauche seront présents d’une manière ou d’une autre dans ce scrutin ».
Il a annoncé que le prochain sommet de la Gauche se tiendra au siège du PRG le 1er octobre prochain.

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Réaction de Jean-Michel BAYLET à propos du dossier EDVIGE

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 10 septembre 2008

Jean-Michel Baylet est inquiet de la mise en place du fichier Edvige qui ouvre la porte au fichage systématique de la population. Les inscriptions abusives dans de nombreux fichiers déjà existants, et les conséquences fâcheuses qu’elles peuvent avoir pour nos concitoyens, justifient les inquiétudes qui s’expriment autour du fichier Edvige, surtout que celles et ceux qui y seront inscrits n’en seront pas avertis se trouvant de fait privés de leur droit d’accès et de rectification par manque d’information.

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