Présidence de l’UMP : le livre qui accable Copé

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 30 mars 2013

Un livre vient relancer la polémique sur l’élection controversée de Jean-François Copé à la tête de l’UMP alors que l’incertitude règne sur l’organisation d’un nouveau scrutin en septembre.

«Cette élection emmerde tout le monde, mais si on ne la fait pas, c’est emmerdant aussi.» Ce responsable de l’UMP résume assez bien l’état d’esprit des dirigeants de son parti alors que les militants devraient être convoqués aux urnes en septembre pour une nouvelle élection de leur président en vertu de l’accord passé entre Fillon et Copé au mois de janvier dernier. Le livre «Le coup monté» (Plon) dans lequel Patrice Gelard, le président de la Commission de contrôle de l’UMP, accuse Copé et ses deux fidèles lieutenants d’avoir «manipulé» le vote pour la présidence de l’UMP à l’automne dernier, pourrait bien relancer la polémique au sein d’un parti fracturé malgré les apparences.

La direction de l’UMP travaille actuellement à une refonte des statuts afin d’organiser des règles du jeu claires lors des prochains scrutins. En attendant, s’est installée une paix armée entre Copé et Fillon.

Ni l’un ni l’autre ne sont enthousiastes à l’idée de redescendre dans l’arène en septembre prochain. Copé se contenterait bien du statu quo qui le conforterait à son poste de président. Quand on évoque cette échéance, il botte en touche : «C’est à Fillon de voir s’il veut être candidat.» Il envisage encore moins de repartir au combat face à des seconds couteaux si l’ancien Premier ministre renonce : «Je ne suis pas là pour mettre en scène d’autres candidats.»

Fillon, qui a beaucoup abîmé son image dans la guerre avec Copé, ne souhaite pas replonger les mains dans le cambouis. Mais après avoir déclaré forfait pour la mairie de Paris, peut-il se retirer sur son Aventin en attendant la primaire de l’UMP pour la présidentielle ? «A part Fillon, personne ne peut battre Copé, décrypte un ancien ministre de Sarkozy. Si un autre candidat y va à sa place comme Wauquiez par exemple, il renforcera la légitimité de Copé, donc Fillon n’a pas intérêt à laisser un autre se présenter. En revanche, s’il n’y a pas d’élection, Copé restera un président à la légitimité douteuse, ce que Fillon ne manquera pas de souligner.»

Copé attend donc que Fillon se dévoile. L’ancien Premier ministre n’annoncera sa décision qu’au mois de juin. Il hésite, car s’il est à nouveau battu par Copé, son avenir politique s’obscurcira. Dans son en tourage, on est divisé. Certains plaident pour qu’il conquière l’appareil du parti, d’autres préféreraient qu’il fasse l’impasse pour se consacrer uniquement à la primaire de 2016. Mais alors, les copéistes ne manqueront pas de dénoncer la «pusillanimité» de l’ancien Premier ministre. C’est désormais une guerre tactique larvée qui s’est engagée entre les deux prétendants à la succession de Sarkozy.

source : la Dépêche du Midi

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