L’Ecole publique doit être le premier lieu où vit et où se vit la République

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 24 mai 2013

Intervention de Jean-Muchel Baylet, Sénateur PRG de Tarn-et-Garonne lors de la discussion générale du Projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la république au Sénat

 

Jean-Michel Baylet

Jean-Michel Baylet
Monsieur le président, monsieur le ministre, madame la ministre déléguée, mes chers collègues, Avant d’entamer l’examen d’un texte de loi relatif à l’école, on devrait toujours relire Alain. Je ne dis pas cela, vous le comprendrez aisément, seulement parce que ce bon philosophe était radical, même si ce fut l’un de ses mérites, mais plutôt parce que, lui qui fut un éminent professeur, nous éclaire de son expérience de transmetteur du savoir et d’éveilleur des esprits. 

Dans ses Propos sur l’éducation, en 1932, il écrivait : « Si j’étais directeur de l’enseignement primaire, je me proposerais, comme but unique, d’apprendre à lire à tous les Français. Disons aussi à écrire et à compter. » 

Au moment de dresser l’état des lieux de notre système éducatif, l’école semble, hélas ! avoir oublié l’esprit d’Alain. 
Toutes les études nationales et internationales tendent vers un même constat : la stagnation, voire la régression de notre système éducatif. Aujourd’hui, à la fin du primaire, près d’un élève sur cinq éprouve des difficultés face à l’écrit, et 140 000 élèves sortent annuellement de l’enseignement scolaire sans diplôme ni qualification. 

Mes chers collègues, l’école de la République est donc en panne, d’une part, parce qu’elle remplit mal sa mission de transmission du savoir et qu’elle ne parvient pas à lutter contre l’échec scolaire, d’autre part, parce qu’elle n’est plus cet outil au service de la méritocratie républicaine et qu’elle contribue, au contraire, à la reproduction des inégalités sociales. 

Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’un constat similaire avait déjà été dressé en 2005, lors de l’élaboration de la précédente loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école. Or, depuis, nous le savons tous, la situation ne s’est pas améliorée ; pire, elle s’est dégradée, et ce constat peut, je le crois, être partagé sur toutes les travées de notre assemblée.

 

Vincent Peillon, Ministre de l'Education nationale

Vincent Peillon, Ministre de l’Education nationale
En effet, ces dix dernières années, la politique éducative de notre pays s’est résumée à des déclarations excessives et à la mise en avant d’expérimentations qui ont trop masqué l’abandon d’une institution. Le non-remplacement systématique d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, appliqué à l’éducation nationale, a constitué une véritable saignée. 

Ce phénomène malheureux, couplé à une déconstruction de la formation des enseignants, a aggravé les disparités socio-territoriales et dégradé l’offre d’éducation. 

Cette gestion comptable, et coupable, de l’éducation a abouti à des situations où le recrutement d’enseignants remplaçants a pu se faire par le biais du site internetLeboncoin.fr, où un enseignant était recherché entre des annonces de vente d’une armoire normande et d’un scooter d’occasion. (Sourires.) Il était plus qu’urgent de changer de cap ! C’est ce que vous nous proposez, monsieur le ministre. 

Une telle loi d’orientation et de programmation était nécessaire, indispensable, et se devait d’être ambitieuse. Ce projet de loi est la pierre angulaire de l’action du Gouvernement en matière d’éducation. Il s’inscrit dans cette vision volontariste pour l’école : augmentation de l’allocation de rentrée scolaire, loi de finances pour 2013 où, dans un contexte budgétaire contraint, nous le savons tous, l’effort vers les missions d’éducation nationale a été accru. Il faut le souligner, le répéter et même l’apprécier. 

Je pourrais également citer les emplois d’avenir professeur, dont vous avez parlé, monsieur le ministre, mais également le projet de réforme des rythmes éducatifs, qui sont autant de chantiers en cours. 

Mes chers collègues, l’examen, par notre assemblée, de ce texte constitue l’aboutissement d’un long processus entamé dès juillet 2012, et que vous avez exposé aux différents groupes sénatoriaux, monsieur le ministre, y compris au RDSE. Nous y avons été sensibles ! 

Les radicaux de gauche s’accordent, bien sûr, sur les grandes lignes du projet de loi : l’effort en matière de recrutement de personnels en direction notamment du primaire, l’indispensable réforme de la formation initiale des enseignants, avec la création des écoles supérieures du professorat et de l’éducation, la lutte contre l’échec scolaire et la réforme de l’orientation. Quant à la création d’un service public de l’enseignement numérique, que vous avez évoquée, nous serons particulièrement vigilants pour que les transferts de compétences de l’État vers les collectivités en matière d’achat et d’entretien du matériel informatique soient compensés convenablement. 

Les lois d’orientation et de programmation relatives à l’école sont trop souvent des « lois bavardes », dans le sens où elles exposent les grands principes vers lesquels doit seulement tendre l’action éducative. 

Je rappelle que, aux termes de l’article 34 de la Constitution, la loi détermine les principes fondamentaux de l’enseignement… Le présent texte n’en oublie pas pour autant la mobilisation des moyens nécessaires à la mise en œuvre des objectifs fixés, ce qui, à l’aune des politiques menées par les derniers gouvernements, constitue, reconnaissons-le, un progrès notable.

 

Françoise Laborde, Sénatrice PRG de Haute Garonne

Françoise Laborde, Sénatrice PRG de Haute Garonne
Aujourd’hui, mes chers collègues, trop de jeunes sortent du système éducatif sans qualification. Trop d’élèves, à leur entrée au collège, ne maîtrisent pas les bases des connaissances en termes de lecture. Ces populations, les statistiques le démontrent, sont naturellement celles qui éprouvent le plus de difficultés à s’insérer sur le marché du travail. L’on perçoit donc le caractère fondamental de l’effort que nous devons consentir en faveur de l’éducation. 
Monsieur le ministre, si les sénateurs radicaux s’accordent, vous l’avez compris, sur l’économie générale du texte et les objectifs qu’il assigne à l’école de la République, lors de l’examen des articles, notre groupe défendra plusieurs améliorations, notamment des amendements sur l’articulation entre le socle commun des connaissances et les programmes, sur l’abaissement de l’âge de la scolarisation obligatoire, thème cher à Françoise Laborde. 

En outre, nous aborderons les implications pour les collectivités en termes de rythmes scolaires et d’organisation de l’offre scolaire et périscolaire. Vous savez que nous sommes un certain nombre, dans les départements, à avoir combattu pour que cette réforme soit une réussite. 

Enfin, dans la lignée du débat sur l’application de la loi de 2005 relative au handicap qui s’est tenu dans cet hémicycle fin 2012, nous veillerons à faire de l’école le lieu d’inclusion de tous les élèves, notamment des jeunes handicapés. 

J’entends bien ces voix qui, dans l’opposition, ergotent parfois sur le choix du terme « refondation ». Certes, il ne s’agit pas de balayer l’édifice existant, d’en faire table rase. La présente réforme ambitionne cependant de renouer avec les fondations républicaines de l’éducation. C’est la raison pour laquelle les radicaux se sont réjouis de l’annonce de la création d’un enseignement laïque de la morale. Cette discipline, qui sera dispensée et évaluée du primaire au lycée, doit permettre de partager et de transmettre nos valeurs communes de liberté, d’égalité et de fraternité qui constituent la base du « vivre ensemble ». 

L’affichage et la diffusion, auprès des élèves, d’une « charte de la laïcité » doit également contribuer à faire de l’école le premier lieu où vit et où se vit la République. 

Faire entrer cette morale laïque au sein de l’école relève d’une volonté affirmée. Le choix de ces termes est primordial. Monsieur le ministre, je ne crois pas que vous me contredirez, vous qui avez tant étudié l’œuvre de Ferdinand Buisson. Il s’agit bien de morale, c’est-à-dire d’un ensemble de valeurs, de principes et de règles, et cette morale à l’école ne peut bien sûr qu’être laïque, c’est-à-dire hermétique aux influences partisanes, religieuses, communautaires ou économiques. 

Les missions que nous attribuons à l’éducation nationale ont été magnifiquement résumées par celui qui en fut un ministre visionnaire, Jean Zay : encore un radical ! 

Oui, mes chers collègues, les radicaux ont fondé la République ! Il est bon de le rappeler ! 

Dans l’ouvrage qu’il rédigea au cours de sa dure et cruelle détention, Souvenirs et solitude, Jean Zay revint sur l’ambitieuse réforme qu’il avait menée en 1937. À ses yeux, l’enseignement devait consister « à former le caractère par la discipline de l’esprit et le développement des vertus intellectuelles » ; à apprendre à bien conduire sa raison […] ; à garder toujours éveillé l’esprit critique ; à démêler le vrai du faux, à douter sainement ; à observer, à comprendre autant qu’à connaître ; à librement épanouir sa liberté. » 

Ce sont bien les lumières de cet humanisme qu’il nous revient de rallumer aujourd’hui. Pour ce faire, monsieur le ministre, nous comptons sur vous 

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L’An II du quinquennat, un nouveau départ

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 16 mai 2013

Le Président de la République a réaffirmé avec force son engagement pro-européen et sa détermination à réformer le pays.
Le Chef de l’Etat a montré aujourd’hui que les décisions prises et le redressement engagé depuis son élection permettent à la France de rattraper les retards accumulés depuis 10 ans et la prépare à repartir sur la voie de la croissance avec l’Europe.

L’accélération des réformes, tout en respectant les acteurs de la vie économique et sociale, constitue un nouveau départ pour le quinquennat.

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Les Maires « inquiets » ?

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 11 mai 2013

Le baromètre mis en place par l’Association des Maires d’Ile de France nous donne les priorités des maires : Petite enfance, crèches, écoles (52%), Logement (44%), Fiscalité locale (40%).

 

Celles-ci sont les mêmes depuis dix ans, seul l’ordre d’arrivée varie. C’est vrai que la crise du logement, la question des rythmes scolaires et la hausse de la pression fiscale sont passés par là.

 

Le Grand Paris connaît une progression spectaculaire, bon dernier en 2012 (5%), il arrive en 8ème position cette année (16%). Il faut souligner, au passage, que les Maires se disent hostiles à sa future gouvernance.

 

La circulation reste une préoccupation majeure (25%), mais la sécurité recule (48% en 2004, 29% en 2013). Enfin l’emploi (30%) progresse au rythme du chômage et arrive désormais en 4ème position.

 

Et vous, à Osny, quelles sont vos priorités ? Répondez à notre sondage :

 


http://www.123votez.com/sondages/sondage-gratuit-71540_10343116.php

 

Si vous avez d’autres préoccupations, indiquez le dans les commentaires.

 

Un vrai test avant les futures élections municipales.

 

 

 

 

Voici le tableau des 10 priorités des élus locaux:

 

                                                                       2013    2012    2008    2004

 

Petite enfance, crèche, écoles                    52%     41%     45%     50%

Logement, urbanisme                                  44%     47%     52%     49%                           

Fiscalité locale                                              40%     34%     32%

Emploi                                                            30%     30%     14%     24%

Sécurité                                                          29%     39%     30%     48%

Circulation, transports                                   25%     30%     31%     17%

Propreté                                                          21%     8%       11%     16%

Grand Paris                                                    16%     5%       -           -

Environnement, espaces verts                     10%     16%     31%     18%

Personnes âgées                                            9%       9%       9%       13% 

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« La VIe République et l’exigence citoyenne »

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 9 mai 2013

Le Parti Radical de Gauche du Val d’Oise organise un atelier-débat

« La VIe République et l’exigence citoyenne »

Lundi 27 mai 2013 à 20h à Eragny-sur-Oise

A la maison de la Challe, place de la Challe.

Les Radicaux de Gauche et Jeunes Radicaux de Gauche du Val d’Oise vous invitent à venir en débattre avec :

Frédéric NAUD, président du Club des Jacobins et de l’association pour la Fondation Gambetta

et

Jacques SOPPELSA, président honoraire de l’université Paris I et spécialiste de la géopolitique

Quels pouvoirs les Français souhaitent-ils déléguer à la République et à ses représentants ? Quelle est la place réelle du citoyen dans un système où la démocratie et ses représentations institutionnelles ne fonctionnent pas toujours assez efficacement ?

Le temps n’est-il pas venu de repenser notre organisation institutionnelle en donnant naissance à une VIe République mieux adaptée aux exigences nouvelles des citoyens ?

Les Radicaux de gauche ont déposé dès mai 2000 une proposition de loi constitutionnelle pour une VIe République qui restaure les droits du Parlement et  instaure un véritable régime présidentiel où le gouvernement ne serait plus responsable devant l’Assemblée et où le Président de la République ne pourrait plus dissoudre celle-ci.

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