Olympe De Gouges et Jean Zay doivent entrer au Panthéon

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 10 octobre 2013

Je me réjouis de l’initiative du Centre des Monuments nationaux qui a lancé une grande consultation sur son site internet pour permettre aux internautes de se prononcer sur les qualités des personnalités illustres qui devraient être honorées par la Nation. C’est une occasion formidable d’ouvrir un débat public sur la manière dont peuvent s’incarner les principes et les valeurs de la République dans l’action des hommes et des femmes.
Le PRG tient tout particulièrement à ce que soit honorée la mémoire d’une femme, Olympe de Gouges, et d’un homme, Jean Zay, qui sont l’une et l’autre morts pour ce qu’ils incarnaient. Il ne s’agit pas d’en faire de martyrs mais bien de souligner qu’ils ont été victimes de la violence de leur époque car ils personnifiaient, l’une et l’autre, l’idée d’égalité, celle de progrès, l’aspiration à plus de libertés individuelles et l’esprit de laïcité qui sont au cœur de notre Pacte républicain.
Olympe de Gouges, née à Montauban en 1748, morte à Paris le 3 novembre 1793 est une femme de lettres et une féministe en avance sur son temps.  Elle est en effet, avec Théroigne de Méricourt et Claire Lacombe l’une des premières féministes. C’est en 1791 qu’Olympe de Gouges entre dans l’histoire en publiant la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » en réaction à la Constitution qui exclut les femmes du droit de Cité. Ainsi, Olympe de Gouges qui militait aussi pour l’abolition de l’esclavage, rédige le premier texte qui proclame véritablement l’universalité des droits humains. Elle fut victime de la Terreur en 1793.
Jean Zay, né à Orléans en 1904, mort  21 juin 1944, fut le Ministre de l’Education Nationale et des Beaux-Arts du Front Populaire du 4 juin 1936 au 10 septembre 1939, démissionnant le 3 septembre pour rejoindre le front. Partisan d’une fédération des états européens, il condamne la politique coloniale de l’Italie, désapprouve la non-intervention de la France dans la guerre civile espagnole et condamne les accords de Munich. Au surplus, il engage, comme Ministre de l’Education nationale, un grand projet de réforme pour démocratiser le système éducatif. Il prolonge l’obligation scolaire à 14 ans, introduit l’éducation physique dans le primaire. Il prépare aussi l’instauration du CNRS et de l’ENA, et propose la création du festival de Cannes.  En juin 1940, il fait partie de ceux qui veulent poursuivre la lutte armée en Afrique du Nord et il rejoint le Maroc à bord du Massilia. Arrêté sur ordre de Pétain, il est traduit en justice car il incarne à la perfection tout ce que l’extrême droite  hait : le Front populaire, la franc-maçonnerie, les juifs, la résistance au fascisme, le parlementarisme, la démocratisation de l’école, l’intelligence. Détenu à la prison de Riom, il est assassiné par la Milice de Darnand en 1944.

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