Entrée au Panthéon de femmes et d’hommes qui ont incarné la défense de la République et des libertés.

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 27 mai 2015

Les quatre personnalités qui entrent aujourd’hui au Panthéon représentent les multiples facettes des Républicains qui s’engagent pour la France.
Jean Zay était radical-socialiste, militant des droits de l’homme, il est l’un des plus brillants artisans de l’école laïque émancipatrice et démocratique. Ministre de l’éducation du Front Populaire, il a œuvré sans relâche pour la démocratisation de l’Ecole. L’hommage qui lui est rendu raisonne particulièrement au moment où celle-ci est engagée dans une mobilisation sans précédent pour les valeurs de la République.
Pierre Brossolette, l’homme qui rêvait d’une France nouvelle, est un incontestable héro de la résistance qui a préféré se donner la mort plutôt que de parler.
Le parcours de l’ethnologue Germaine Tillion et de l’ancienne présidente d’ATD Quart Monde Geneviève de Gaulle-Anthonioz se sont croisées à de multiples reprises, la seconde ayant remis à la première sa distinction de Grand-croix de la Légion d’honneur, en 1999.
 
Tous nous ont légué, en héritage, la défense des valeurs républicaines et humanistes tout autant que l’engagement pour la liberté et les droits de l’homme, qui s’expriment dans l’esprit de résistance qui les a toujours animés.

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La droite c’est le collège des inégalités institutionnalisées !

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 16 mai 2015

L’offensive de Bruno le Maire contre le collège unique a le bénéfice d’être claire quand il affirme « Sortons de Bourdieu » ou « La liberté se trouve dans la capacité à prendre sa place dans la société. » C’est l’école à deux vitesses de la reproduction sociale qu’il défend dans la continuité de la politique de Sarkozy quand il était au pouvoir.

La vision condescendante qu’il a des professeurs de collège et des professeurs des écoles est scandaleuse et insultante pour tous les agrégés qui « dérogeraient » donc en enseignant à des collégiens.

La mauvaise foi du procès qui est fait à Najat Vallaud-Belkacem saute aux yeux quand il s’agit carrément selon le député de droite de supprimer la deuxième langue, les sciences, sans parler du latin, pour les remplacer dès la 6e par des enseignements professionnalisants.

Les radicaux de gauche dénoncent avec force les manipulations de la droite et défendent, avec le gouvernement, une ambition éducative et démocratique fondée sur l’idée d’un collège unique qui offre le meilleur à tous et réaffirment avec force l’ambition de porter 80% d’une classe d’âge au niveau du bac.

Le principe de l’école ce n’est pas de cultiver de supposés « dons » mais bien d’enseigner à chacun et chacune ce dont il a besoin pour devenir maître de son destin et faire le choix, librement, de son parcours de vie.

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Réforme du collège : faire le pari démocratique et républicain de la réussite pour tous !

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 8 mai 2015

Au XXIe siècle, confrontée à la mondialisation, la France ne peut plus penser son système éducatif étroitement dans ses frontières nationales. L’élitisme républicain dont se réclament certains à gauche comme à droite pour vouer aux gémonies la réforme du collège, est un paravent qu’ils agitent pour mener en réalité un combat d’arrière-garde qui ne vise qu’à protéger le cocon confortable qu’ils ont tricoté pour leur progéniture. Ils ont peur de l’égalité non pas parce qu’elle serait un nivellement par le bas comme ils l’affirment, mais parce qu’elle renforce la compétition pour les meilleures places en donnant les moyens à celles et ceux qui sont sur le bord du chemin de se battre à « armes égales » avec les héritiers ! L’égalité est en cela la meilleure alliée d’un véritable libéralisme émancipateur au sens de Tocqueville car elle doit remettre en question, à chaque génération, les conservatismes et les positions acquises. L’ascenseur social ne peut pas fonctionner sans une véritable égalité des chances qui rebatte les cartes que nous donne notre naissance d’un côté ou de l’autre du périphérique, en offrant à toutes et à tous les atouts qui permettent de réussir.

Les systèmes éducatifs sont aujourd’hui mis en compétition à l’échelle mondiale comme le montre régulièrement les enquêtes PISA ou le classement de Shanghai. Le défi que nous devons désormais relever n’est pas de former une poignée de normaliens et d’énarques auxquels on ajouterait quelques « médailles Fields ». Nous devons nous placer collectivement à l’avant-garde mondiale pour que les Français occupent demain des postes d’influence et de commandement à l’échelle nationale, européenne et mondiale. Il s’agit donc bien, comme a su le faire en son temps Richelieu quand il fonda l’Académie française, de bâtir un nouvel élitisme pour donner à la France, à sa langue, à sa culture, à son modèle républicain les moyens d’être encore demain des références mondiales. Cela passe par une mobilisation nationale pour notre jeunesse, car c’est elle qui devra relever ce défi, c’est la raison pour laquelle il est indispensable de rompre avec la logique mortifère de la compétition qui ne profite qu’aux plus « doués » et aux plus favorisés. La réforme du collège est la pierre angulaire de ce combat car elle doit garantir à tous les élèves les moyens objectifs de réussir. L’objectif d’un système éducatif ne peut pas être en soi de « détecter »  une élite. Un système éducatif doit porter une ambition  collective pour la Nation en faisant le pari qu’aucun obstacle n’est insurmontable si on se donne les moyens de tendre la main à chaque élève. La note d’information de la Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance de mars 2015 est à ce sujet éclairante. En 1982, 34,7% des jeunes sortaient du système éducatif sans qualification, en 2002 ils étaient encore 13,7%, en 2013 les derniers chiffres de l’Union européenne établissent que c’est 9,7% des jeunes qui sortent du système éducatif sans qualification ! La France fait désormais légèrement mieux que la moyenne européenne. Le déclin dont se délectent chaque jour chroniqueurs et intellectuels de salon n’est pas là où on le pense.

La réforme du collège, articulée à la révision des programmes, à la mobilisation de l’école pour les valeurs de la République et au retour de l’enseignement moral et civique, est partie d’un tout qui vise à refonder notre école en cohérence avec les valeurs républicaine de liberté, d’égalité, de fraternité, mais aussi de laïcité et de solidarité. Il s’agit de faire de l’école une institution à la fois républicaine et démocratique. C’est un enjeu de société, mais aussi une nécessité économique et politique si on ne veut pas être déclassés dans la compétition mondiale.

N’est-il pas invraisemblable que ce soit aujourd’hui les Etats-Unis et le Qatar qui dénichent les pépites de notre jeunesse dans les banlieues et les quartiers populaires ? La « fuite des cerveaux » c’est aussi le pillage des talents inexploités. Si nous ne réagissons pas maintenant, demain il sera trop tard pour rattraper le temps perdu. On ne peut pas en permanence se proclamer républicain, ambitieux, progressistes et hurler à la mort chaque fois que l’on rabote un privilège ou que l’on tente de mettre en œuvre effectivement mixité sociale et réussite pour tous.

C’est aussi un enjeu de cohésion nationale que de donner les moyens à tous les enfants de réussir, de s’émanciper et de forger leur destin. Il faut revenir ici aux fondements du républicanisme radical : l’école doit être le vecteur de la promotion individuelle si on veut relancer l’ascenseur social et redonner de l’espoir aux familles modestes qui investissent bien plus qu’on ne le dit dans l’école, car c’est la seule ressource dont elles disposent pour que leurs enfants aient une vie meilleure.

Alors, évidemment, celles et ceux qui profitent à plein du système voient d’un très mauvais œil qu’on remette en cause des dispositifs dont ils usent et abusent pour le plus grand profit de leurs enfants. Ils sont d’autant plus agressifs et arrogants qu’ils craignent par-dessus tout le déclassement social. Comme d’habitude, ils expliquent la main sur le cœur qu’ils se battent pour les autres, les petits, les modestes, ils finissent presque par nous faire croire que la défense du latin et du grec est vitale pour la réussite des celles et ceux qui n’ont font pas ! Ils reprennent en cœur l’antienne selon laquelle, il y a les « manuels », les enfants des « autres », bizarrement issus majoritairement des classes populaires, des populations immigrés et du lumpenprolétariat, et les « intellectuels »  qui, tout aussi étonnamment, viennent plutôt de la classe moyenne ou moyenne supérieure.

Pourtant, une fois dissipé la fumée de la désinformation orchestrée par une petite caste qui a confisqué la République à son seul profit, entrer par l’histoire ou la SVT pour faire découvrir le latin et le grec à des enfants qui sont très éloignés de la culture scolaire, faire confiance aux professeurs, recrutés désormais à bac plus cinq, pour mettre en œuvre une réforme et des programmes qui font le pari de l’intelligence de terrain, favoriser l’apprentissage précoce des langues, personnaliser l’aide apportée à chacun et chacune, être bienveillant avec tous les enfants de France et investir toute notre confiance dans notre jeunesse, n’est-ce pas mettre en acte et faire vivre la promesse Républicaine que nous portons collectivement depuis la Révolution et qui fait des Français un peuple.

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Rythmes scolaires

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 19 mai 2014

Le Parisien 19 mai 2014

 rythmes 19052014

Mon intervention en Conseil municipal le 15 mai dernier

M. le maire, mes chers collègues

 

Vous faites ce soir une déclaration publique, pour ne pas appliquer la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014. Nonobstant le fait que vous vous mettez hors la loi, je tiens à vous rappeler les faits suivants :

L’organisation du temps scolaire, c’est l’État. L’école gratuite et obligatoire, c’est l’État. Et pour la première fois, dans le cadre du décret du 24 janvier 2013 qui prévoyait une nouvelle organisation du temps scolaire, l’État a consulté les élus, la communauté des parents d’élèves et les enseignants.

Une discussion s’est organisée et elle a permis, contrairement aux chiffres que la droite, avec parfois la complicité des médias, donne, qu’à cette étape, aujourd’hui, près de 94 % des communes aient rendu une organisation du temps scolaire ou validé auprès des rectorats.

Ces communes l’ont fait parce qu’elles se préoccupent de l’intérêt de l’enfant. Or depuis plusieurs années, le niveau de nos élèves recule.

Pourquoi recule-t-il ? Tout d’abord parce qu’il n’y avait plus de formation des professeurs, grâce à vos amis du précédent quinquennat. Il recule également parce qu’il y avait moins de professeurs devant les élèves, grâce à vos amis de l’ancien quinquennat. Il a aussi reculé parce que la journée scolaire est trop longue en France et : sur ce point, M. Chatel était d’accord, l’Association des maires de France est d’accord, l’Association des maires ruraux de France est d’accord, la PEP est d’accord, la FCPE est d’accord et les organisations enseignantes sont d’accord.

 

C’est la raison pour laquelle à partir de ce consensus, le gouvernement avait décidé de réformer les rythmes éducatifs. Le nouveau gouvernement a apporté des modifications par un décret que Benoît Hamon a proposé et qui répond à plusieurs suggestions, notamment de la part de M. Juppé, maire de Bordeaux – d’ailleurs son conseil municipal a décidé de s’inscrire dans cette réforme – ainsi que d’autres suggestions de la part de bon nombre d’élus locaux.

Le nouveau décret vous permet ainsi : de prévoir une après-midi consacrée aux activités périscolaires ou d’expérimenter une semaine comportant moins de 24 heures hebdomadaires en récupérant les heures non accomplis sur le temps des vacances scolaires.

De plus le ministre de l’éducation nationale a reconduit le fonds d’amorçage, donc contrairement à ce que vous affirmez les choses sont très claires, et les financements sont garantis.

Pour finir j’ajouterai que la campagne pour l’élection municipale a fait apparaître que nous sommes d’accord sur un point le coût de la réforme pour la ville est d’environ 300 000 euros, c’est-à-dire moins de 1% de votre budget 2014.

C’est pourquoi même si nous sommes toujours prêts à discuter avec vous de la manière de mettre en œuvre les rythmes scolaires, nous ne négocierons pas l’intérêt de l’enfant et nous demandons que la ville s’engage, comme il lui en est fait obligation, dans la réforme dès cette rentrée 2014.

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Le PRG se félicite de l’affichage d’une Charte de la laïcité dans les écoles

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 26 août 2013

Le PRG se félicite de l’affichage d’une Charte de la laïcité dans les écoles dans Actualité 220px-place_de_la_republique_paris_statue-200x300

L’annonce du Ministre de l’Education nationale constitue une nouvelle étape du patient processus de reconstruction républicaine engagé par François Hollande depuis son grand discours du Bourget en 2012.

La réaffirmation du principe de laïcité dans les écoles constitue un signe important à destination de la communauté éducative sur la volonté du Chef de l’Etat de refonder à l’Ecole de la République en lui donnant tous les moyens de redonner sens au projet républicain d’intégration et de promotion sociale.

La Charte de la laïcité devra permettre, aux côtés de l’enseignement laïque de la morale, de rappeler la place centrale de la connaissance et de la Raison à l’Ecole face aux croyances de chacun et chacune.

Elles redonneront ainsi à l’institution scolaire les moyens intellectuels d’émanciper les individus en leur donnant la maîtrise de leur destin.

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