La fronde des historiens

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 8 décembre 2009

Éditorial de La Dépêche du Midi, par Marie-Louise Roubaud

http://www.ladepeche.fr/article/2009/12/07/731644-La-fronde-des-historiens.html
Il y a l’Histoire avec une majuscule et les historiens. L’Histoire n’est pas une vérité révélée, c’est une construction qui évolue en permanence, en fonction des changements de sensibilité. Cet air du temps, versatile, s’exerce aussi sur le regard et les recherches des historiens. Comme l’a dit Emmanuel Leroy-Ladurie, l’auteur entre autre de « Montaillou, village occitan » et surtout d’une « Histoire du climat depuis l’an mil » : « L’historien est comme un mineur de fond. Il va chercher les données au fond du sol et les ramène à la surface pour qu’un autre spécialiste- économiste, climatologue, sociologue – l’exploite ». Or les historiens et les géographes, leurs alliées naturels, ne sont pas contents et le font savoir. Ils feraient même la Fronde, puisqu’il est dit que nous vivons dans une République aux relents monarchiques.

Pourquoi cette flambée de colère ? Parce que Luc Chatel, ministre de l’Éducation et porte-parole du gouvernement, vient de faire de l’Histoire et de la Géographie une matière à option en terminale S. Le ministre s’est empressé d’affirmer que l’histoire par ailleurs garderait sa place éminente. Comment le croire quand ceux qui seront demain en charge d’un département aussi important que les avancées scientifiques pourraient être exonérés d’un enseignement qui compte au nombre des sciences humaines ? Faut-il rappeler l’adage rabelaisien : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » ?

Cette mesure paraît d’autant plus incompréhensible qu’elle intervient au moment où l’on nous rebat les oreilles avec l’identité nationale et le sort de la planète. Il semble pourtant que la connaissance de l’Histoire et de la Géographie en ce s temps troublés, ait une part importante dans le débat. Et si cette décision vient enflammer à ce point les esprits, c’est aussi que le Président de la République lui-même s’est approprié récemment la pensée de Marc Bloch, historien et résistant, mort sous les balles nazies, au point que sa petite fille Suzette Bloch s’en est émue, comme d’une ingérence fort mal venue. Certes on peut remplir ses devoirs de bon citoyen, sans avoir jamais ouvert un livre d’histoire et ne retenir de cette saga millénaire dont nous sommes les héritiers, que l’écume des jours. Certes il ne faut pas « vénérer son histoire plus que son avenir » (Amin Maalouf)

Mais au train où vont les choses, l’histoire à travers laquelle se forge la mémoire collective d’une nation devient une trame fragile qui ne laisse plus espérer un « vivre ensemble » harmonieux. L’histoire dont Céline disait qu’elle ne repasse pas les plats, peut être aussi un instrument de réflexion pour juger des faits et gestes du présent. Car les hommes restent les hommes à quelque siècle qu’ils appartiennent. Ceux qui ne connaissent par leur histoire, dit le proverbe, sont condamnés à la revivre. Que le pays de Montaigne, de Montesquieu, de Pasteur, et de Pierre et de Marie Curie, prenne le risque de créer des générations de scientifiques amnésiques et ignorants des lois physiques de la Terre qu’ils foulent et qu’ils polluent un peu plus tous les jours, c’est à ne pas croire !

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La disparition de l’histoire géographie en terminale S est une mesure inquiétante.

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 7 décembre 2009

La disparition de l’histoire géographie en terminale S est une mesure inquiétante.
C’est la première fois dans l’histoire du système éducatif français que l’histoire géographie disparaît en classe de terminale, donc aux épreuves finales du bac. Cette décision constitue une remise en cause de l’utilité sociale de l’histoire et de la géographie que les radicaux de gauche contestent avec ardeur.
L’histoire et la géographie sont des disciplines fondamentales qui donnent sens, qui mettent en perspective, éduquent au sens critique, inscrivent l’humanité dans le long terme et dans l’espace,  font réfléchir et nourrissent la citoyenneté.
Le PRG demande que le président de la République interviennent pour  affirmer la place de cet enseignement essentiel dans toutes les filières et toutes les classes de terminales comme un enseignement obligatoire, évalué à l’épreuve terminale du baccalauréat, afin que tous les jeunes, y compris ceux qui se dirigeraient vers une carrière scientifique aient cette nécessaire conscience qui donne sens à leur action et à leur vie. C’est la raison pour laquelle nous apportons tout notre soutien à la pétition lancée par l’Association des professeurs d’histoire-géographie et à l’appel pour sauver l’histoire conçu par une vingtaine d’universitaires et chercheurs de renom.

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Je soutiens l’appel des historiens pour l’Histoire-Géographie en Terminale

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 7 décembre 2009

 

« La décision envisagée par M. le Ministre de l’Education nationale, dans le cadre de la réforme des lycées, de rendre optionnelle l’histoire-géographie en terminale scientifique ne peut que susciter la stupéfaction par son décalage avec les nécessités évidentes de la formation des jeunes Français au début du XXIe siècle.

A l’heure de la mondialisation, les futurs bacheliers scientifiques n’auraient donc nul besoin de se situer dans le monde d’aujourd’hui par l’étude de son processus d’élaboration au cours des dernières décennies, pas plus que par l’analyse de sa diversité et des problèmes qui se posent à la planète et à son devenir. En outre, ils se trouveront dans l’impossibilité d’accéder à certaines formations supérieures de haut niveau pour lesquelles la connaissance de l’histoire et celle de la géographie sont indispensables et vers lesquelles ils se dirigent en nombre croissant.

Au moment où le président de la République et son gouvernement jugent urgent de lancer un grand débat sur l’identité nationale qui doit mobiliser le pays, cette mesure va priver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire de la question une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique et critique, ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires.

Il est impératif d’annuler cette décision, inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français sur le plan de la formation intellectuelle, de l’adaptation au monde contemporain et de la réflexion civique des futurs citoyens. »

Signataires:
Jean-Pierre Azéma (historien), Antony Beevor (historien, université de Londres), Jean-Jacques Becker (historien), Serge Berstein (historien, Sciences-Po), Pierre Cosme (historien, université Paris-I), Alain Finkielkraut (philosophe, Ecole polytechnique), Jean-Noël Jeanneney (historien, Sciences-Po), André Kaspi (historien), Jacques Le Goff (historien), Hervé Le Bras (démographe, Ined et EHESS), Evelyne Lever (historienne, CNRS), Pierre Milza (historien), Michelle Perrot (historienne), Antoine Prost (historien), Jean-Pierre Rioux (historien), Jean-François Sirinelli (historien, Sciences-Po), Benjamin Stora (historien, universités Paris-VIII et Paris-XIII), Jean Tulard (historien), Annette Wieviorka (historienne, CNRS), Michel Winock (historien, Sciences-Po).

Ont apporté samedi leur soutien depuis l’appel publié dans la première édition du JDD:
Abd Al Malik (artiste), Eliette Abécassis (écrivain), Laure Adler (journaliste écrivain), Pierre Arditi (comédien), Martine Aubry (Premier secrétaire du PS), Guillaume Bachelay (Secrétaire national du PS à l’industrie), Claude Bartolone (député PS), Jean-Christophe Cambadélis (député PS), Jérôme Clément (PDG d’Arte), Boris Cyrulnik (psychiatre et neurologue), Philippe Delerm (écrivain), Harlem Désir (député européen), Marc Dugain (écrivain), Cécile Duflot (secrétaire nationale des Verts), Laurent Fabius (député PS, ancien Premier ministre), Bruno Julliard (secrétaire national à l’éducation du PS), Hervé Hamon (écrivain), Robert Hue (sénateur CRC-SPG), Jack Lang (député PS, ancien ministre de l’Education nationale), Maurice Leroy (député NC), Philippe Meirieu (professeur d’université), Pierre Moscovici (député PS), Michel Onfray (philosophe), Mona Ozouf (historienne),Vincent Peillon (député européen PS), Olivier Nora (PDG éditions Grasset et Fayard), Ségolène Royal (présidente du conseil régional de Poitou-Charentes), François Rebsamen (Sénateur PS), Marielle de Sarnez (vice-présidente du Modem et députée européenne), Manuel Valls (député PS)

 

http://www.lejdd.fr//Societe/Education/Actualite/Il-est-imperatif-d-annuler-cette-decision-155825/index.html?ezteam#comments

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Colloque : la laïcité à l’école, un état des lieux

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 20 octobre 2009

Organisé par l’Observatoire International de la Laïcité contre les dérives communautaires, un premier colloque traitant de la Laïcité à l’école en France a permis de dresser un état des lieux particulièrement inquiétant. Entre les déclarations du président de la République affirmant la supériorité du curé sur l’instituteur et l’adoption de l’amendement Carle banalisant le financement des écoles privées par les communes, les avancées d’une contre-réforme conservatrice sont multiples et bien réels.

La laïcité à l’école : sous un air de résistance
Laïcité et Ecole se conjuguent-elles encore au présent en France ? Si la réponse n’apparait plus évidente, cela signifie qu’elle mérite qu’on y consacre suffisamment de temps pour apprécier ce qui sous-tend ce questionnement.

C’est à cet objectif que se sont attelés avec un bel appétit intellectuel les participants au premier colloque organisé par l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires*.
A la tribune de la salle Gaston Monnerville du Sénat se côtoyaient ainsi Antoine Sfeir, journaliste, rédacteur en chef de la revue Les cahiers de l’Orient, Paul Stouder, inspecteur d’Académie, Philippe Guittet, secrétaire général du SNPDEN, Charles Conte, chargé de mission Laïcité à la Ligue de l’enseignement et Catherine Kintzler, philosophe, professeur à l’Université Lille III.
Invitée à lancer le débat, la sénatrice radicale de gauche de Haute-Garonne Françoise Laborde a très rapidement confirmé que son groupe RDSE avait bien déposé un référé auprès du Conseil d’Etat pour dénoncer la convention signée entre le gouvernement français et le Vatican portant « reconnaissance mutuelle des grades et diplômes de l’enseignement supérieur délivrés sous l’autorité de l’une des deux parties. »

img_2038_640x480.jpgPour Antoine Sfeir, journaliste, rédacteur en chef de la revue Les cahiers de l’Orient, la question de la laïcité est intrinsèquement liée à celle de l’école de la République. Si l’histoire des religions y est enseignée, la laïcité n’y occupe pas une place particulière. Ni plus, ni moins. Pourtant, ne mériterait-elle pas « davantage de considération ? »
Ceci étant, il ne s’agit pas pour Antoine Sfeir d’imaginer devoir encore recourir à un nouvel arsenal législatif. « La République dispose de tous les textes. Ce qui fait défaut est davantage lié à leur non application ».
Au delà, Antoine Sfeir avance tout de même que la laïcité doit redevenir une « valeur » de la République, cette « République que de nombreux pays d’Amérique latine ou du Maghreb nous envient. L’ennemi du modèle républicain est le communautarisme. » Pour y parvenir, l’école revêt une importance considérable puisqu’elle représente le « début de la transmission du savoir ». L’ignorance étant forte autour de la laïcité selon lui, il s’agit de mieux « former les instituteurs sur cette question. »
Ce faisant, l’école doit avoir comme finalité de « re-fabriquer du citoyen, un citoyen laïc peu sensible aux sirènes du communautarisme », insiste-t-il. « Aucun texte de l’Islam ne parle de contraindre une personne à revêtir une burka par exemple. Il est donc fondamental de connaitre l’autre pour mieux le reconnaître ».


img_2039_640x480.jpgEn échos, après un synthétique rappel historique prenant comme point de départ la richesse de la production de Condorcet et en rappelant les principaux points de repères que sont les loi Ferry (1882), loi Goblet (1886), la loi de séparation de l’église et de l’Etat (1905), puis la consécration constitutionnelle du principe de laïcité (1946) et confirmée par la suite dans la Constitution de 1958, Paul Stouder, inspecteur d’Académie, a estimé lui aussi que l’arsenal législatif était « largement suffisant » pour traiter de la question de la laïcité à l’école.
Cependant, Paul Stouder considère que si la question des signes distinctifs s’est posée à l’école, c’est avant tout parce que l’Etat s’est d’abord attaché à régler très vite la question du programme, puis la question de l’enseignant mais pas celle de l’élève. Chose faite le 15 mars 2004 avec l’adoption du texte concernant le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse, une loi dans l’ensemble « bien appliquée aujourd’hui ».
Au delà, face à une certaine forme de crise de la transmission de la culture, de l’affirmation toujours plus forte de l’aspiration à être soi-même, à refuser les normes, il est plus que nécessaire pour favoriser le « vivre ensemble » de valoriser la laïcité. Ainsi, dans l’Education nationale, Paul Stouder avance-t-il l’idée que si certains sujets appellent à la « prudence », il s’agit d’être ferme dans le fait « qu’aucune question pédagogique ne doit être écartée du questionnement scientifique ». Plus concrètement, lorsqu’un enseignant aborde la question de la religion, de son histoire, il se doit de distinguer ce qui relève du récit symbolique d’un texte qui est « objet de foi et non de vérité ». Ainsi, les sources doivent-elles être confrontées avec les données de l’archéologie par exemple. En d’autres termes, « l’étude de la bible passe d’abord par la contextualisation de l’écriture de la bible. »

Au delà, l’enseignement de la laïcité doit permettre aux élèves d’apprendre à débattre, d’apprendre à argumenter pour mieux appréhender leur liberté d’expression.


img_2045_640x480.jpgSur le terrain de la pratique, le témoignage de Philippe Guittet, proviseur du lycée parisien Maurice-Ravel, secrétaire général du SNPDEN, souligne que l’espace à reconquérir par la laïcité est considérable, les attaques ne cessant de se multiplier depuis le discours de Latran. Philippe Guittet en veut pour preuve par exemple la forte valorisation des partenariats publics/privés qui, d’une certaine manière, accrédite l’idée de la mise en place d’un « chèque éducation ».
Dans un autre domaine, la convention signée entre le gouvernement français et le Vatican en décembre 2008 parachève à ses yeux finalement les propos tenus par le Président de la République dans son discours de Latran.
Au delà, Philipe Guittet estime qu’il est devenu urgent de créer à l’échelon de chaque département des « indicateurs » pour apprécier la qualité du travail conduit dans les établissements, qu’ils soient publics ou bien privés. « Les établissements privés refusent de communiquer des éléments statistiques les concernant, fustige le secrétaire général du SNPDEN. Depuis deux ans, on constate que les établissements privés profitent d’un effet d’aubaine lié au désengagement de l’Etat de l’enseignement public. Les financements sont remis à plat. On peut particulièrement le constater d’ailleurs dans les établissements agricoles. »


img_2047_640x480.jpgPour Charles Conte, chargé de mission laïcité à la Ligue de l’enseignement, si la question du financement est effectivement centrale lorsqu’on radiographie l’école en France, il avance lui aussi que l’Etat ne remplit pas son rôle de « contrôle » à l’égard des établissements privés. Rappelant que la seule école possible pour la République est laïque, il dénonce également ces notions fumeuses de « laïcité plurielle » ou autre « laïcité positive ».

img_2050_640x480.jpgDans un environnement particulièrement troublé où se combinent retour du religieux, désacralisation de la République, privatisation de l’enseignement public et assèchement de la laïcité, la pensée de Catherine Kintzler, professeur de philosophie à Lille III et spécialiste reconnue de Condorcet et de la laïcité, a permis de fixer un cadre symbolique pertinent.
La philosophe admet sans ambages que « la laïcité est difficile à appréhender. » Mais elle voit dans les attaques qui se multiplient contre elle l’occasion de la « revisiter » et de nous obliger à « de nouveau la penser ».
Précisant tout d’abord que sa réflexion porte davantage sur la « laïcité de l’école » et non sur la « laïcité à l’école », Catherine Kintzler a tenu à distinguer l’école comme « institution » et l’école comme « concept ». Ceci afin de mettre aussi en perspective ce qui relève de la notion « d’espace public » et de la notion « d’espace privé ». Autrement dit, les élèves ne sont en aucune manière des « usagers de l’école »; Catherine Kintzler illustre son propos en évoquant la notion d’une « double vie », à l’intérieur et à l’extérieur de l’école. Ainsi n’y acquiert-on pas une formation mais des éléments pour devenir citoyen.
Catherine Kintzler s’interroge : « L’école fabrique-t-elle alors des citoyens pour la République ? Non, elle le doit pour la liberté, pour l’indépendance humaine ». A charge pour l’Etat, dans le cadre de l’école de la République, de permettre à chacun de pouvoir avoir accès à « l’ensemble d’un contenu universel, un contenu universel qui fait échos à la notion d’encyclopédie » qui a si bien irrigué le siècle des Lumières.

Les récents et multiples signes extérieurs de remise en cause de la laïcité en France sont indéniables. Ils sont d’autant plus graves qu’ils sont souvent portés par le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui, pourtant, doit être le garant de la constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. »
Au delà, ces attaques traduisent d’une certaine manière la volonté politique des esprits conservateurs d’accélérer encore le cycle d’une restauration réactionnaire qui n’a jamais abandonné le combat contre les Lumières.

Jean-Michel Quillardet
, président de l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires, a d’ailleurs insisté sur l’importance de combattre les tenants du relativisme culturel et à veiller à favoriser la diffusion de l’esprit des Lumières sans pour autant tomber dans les dérives du passé. « Face aux dérives communautaires, il est fondamental de défendre la liberté de conscience ».

Fabrice Dalongeville

*Le colloque a été organisé au Sénat le 26 septembre 2009, sous le haut patronage de Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche.

Reportage Laïcité et République réalisé par Fabrice Dalongeville

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Cagnotte contre l’absentésime, une initiative dangereuse

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 6 octobre 2009

« Les radicaux de gauche s’inquiètent de l’initiative qui a été prise par le rectorat de Créteil d’expérimenter la mise en place d’une cagnotte pour lutter contre l’absentéisme.
Quel signal est envoyé aux jeunes en décrochage scolaire? Mais aussi, quel signal est envoyé aux jeunes qui se soumettent à l’obligation d’assiduité scolaire?
Laisser penser dans l’école républicaine que l’argent est la mesure de toute chose est une démarche particulièrement dangereuse. Le droit a l’éducation  est une valeur qui ne doit pas se transformer en une acte rémunéré. Face au décrochage d’un certain nombre d’élèves, et notamment face à l’absentéisme, il faut renforcer les dispositifs existants - école ouverte, classes relais - mettre réellement en place un tutorat individualisé qui prenne en charge les élèves. d’autres dispositifs existent, et peuvent se développer, ne serait-ce que le parrainage d’élèves par des associations ou des entreprises.  Toutes ces pistes doivent être expérimentées, généralisées, c’est le rôle des rectorats que de pousser à leur mise en œuvre, mais en aucun cas la présence à l’école des jeunes scolarisés ne doit devenir un acte rémunéré. « 

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