Nouveau : une complémentaire santé pour étudiants boursiers

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 29 juillet 2010

La Région Ile-de-France a décidé de prendre en charge les frais de mutuelle d’un public tellement touché par la crise et la précarité qu’il ne se fait plus soigner.

L’Île-de-France compte 586.000 étudiants dont 106.740 boursiers. Bon nombre d’entre eux (les boursiers de niveaux 4, 5 et 6) bénéficient de la Couverture maladie universelle complémentaire (la CMU-C) ou bien de l’aide de l’État à l’acquisition d’une complémentaire santé (l’ACS). Mais il n’en est pas de même pour 50.620 autres boursiers (ceux de niveaux 0, 1, 2 et 3). Eux n’ont droit à aucune couverture santé complémentaire. Or, leur précarité est telle qu’il s’avère qu’ils n’hésitent pas à sacrifier leurs dépenses de santé.

 Une aide de 100 euros par an

Face à une telle situation, la Région a décidé de réagir en mettant en place, dès la rentrée prochaine, une aide à l’acquisition d’une complémentaire santé spécialement pour ce public démuni. Pouvant s’élever jusqu’à 100 euros par an et par personne, elle garantira le remboursement à 100% des soins courants et des hospitalisations. En bénéficieront très précisément : les boursiers de niveaux 0, 1, 2 et 3, mais aussi certains boursiers du niveau 4, les étudiants en formations sanitaires et sociales, ainsi que les bénéficiaires du Fonds régional d’aide sociale de la Région (Freas) et ceux du Fonds national d’aide d’urgence annuelle délivrée par le Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires).

Aux guichets de la LMDE ou de la Smerep

Les autres conditions à remplir pour pouvoir bénéficier de cette nouvelle aide régionale sont d’avoir entre 18 et 26 ans, et de résider en Île-de-France. Dès lors, il suffit de se rendre dans un des guichets de la LMDE ou de la Smerep (ce sont les deux mutuelles étudiantes d’Île-de-France) et d’y prendre une mutuelle à titre individuel (n’importe quel forfait). Le tout, en étant muni de sa carte d’étudiant et d’une notification de bourse.

Un flyer tiré à 130.000 exemplaires présente le détail de la marche à suivre : il est disponible aux guichets des mutuelles étudiantes et aux trois Crous (Centres régionaux des œuvres universitaires) d’Île-de-France.

Grâce à une convention passée par la Région avec les structures mutualistes, les étudiants n’ont aucune avance d’argent à faire lors de leur démarche. C’est la mutuelle choisie qui s’en charge, la Région s’engageant à la rembourser mensuellement.

Cette aide aux étudiants boursiers n’est, pour la Région, qu’une première étape : elle envisage d’ores et déjà d’élargir son dispositif en faveur des autres jeunes en difficulté (jeunes en recherche d’emploi, en insertion, travailleurs pauvres…).

Subvention

La Région a attribué 730.000 euros au financement de ce dispositif (une enveloppe qui sera complétée par la suite si nécessaire).

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L’économie sociale, une réponse à la crise ?

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 11 décembre 2009

Tribune de Michel ROCARD et Thierry JEANTET,

publiée dans la Tribune du 9 décembre 2009

Le cumul des crises alimentaire, sanitaire, climatique ou énergétique a précédé une crise financière sans précédent, produisant des effets récessifs pour l’économie et des conséquences sociales 
dramatiques. L’économie sociale rassemble, sur tous les continents, des entreprises et organisations fonctionnant sur des principes innovants et particulièrement pertinents dans le contexte actuel.

Il y a fort à parier que les correctifs apportés au système capitaliste dominant ne suffisent pas pour répondre aux attentes profondes d’humanisation de la mondialisation. Il convient donc de s’interroger sur les choix à opérer sur le mode d’organisation des activités économiques à travers le monde. Plus personne ne voudra désormais d’un système unique.

La mondialisation de demain devra être plurielle, bâtie sur d’autres socles permettant d’instaurer des modes de croissance partageables, donc soutenables par les citoyens et les entreprises, profitables à l’environnement, respectueux de la démocratie. Il va falloir emprunter des chemins nouveaux pour répondre à ces défis et ne pas céder à la tentation de s’enfermer dans le vieux dilemme binaire : capitalisme ou marxisme. Ni à l’écologisme trop centré sur les remèdes à apporter à la crise climatique.

C’est en prenant conscience de cette situation qu’il faut se tourner vers l’économie sociale. Elle rassemble, sur tous les continents, des entreprises et organisations fonctionnant sur des principes innovants et particulièrement pertinents dans le contexte actuel : la démocratie (et donc la participation des partenaires), la propriété durable (matérialisée par des fonds propres impartageables), la répartition juste des excédents, décidée très en amont entre les parties prenantes (salariés, usagers, etc…) et la solidarité.

Les coopératives, mutuelles, associations et fondations sont présentes dans l’ensemble des secteurs d’activités, du primaire (agriculture, pêche) au quaternaire (nouvelles technologies), en passant par l’industrie, la banque, l’assurance, les services à la personne, ou encore la santé. Elles occupent souvent des positions clés, dans les pays développés, émergents ou en développement : on dénombre, dans le monde, plus de 800 millions de membres de coopératives, environ 300 millions d’adhérents à des mutuelles de santé, près de 200 millions de sociétaires de mutuelles d’assurance.

Cette forme d’économie inscrite dans le marché, à dimension éthique et solidaire, sera d’autant plus performante qu’elle restera fidèle à elle-même, c’est-à-dire citoyenne et créative. Y compris en cherchant à inventer dès aujourd’hui des véhicules financiers spécifiques mais adaptés à l’internationalisation des échanges.

Pour se renforcer l’économie sociale doit sortir de son incroyable timidité et s’afficher pour faire connaître, au plus grand nombre, ses valeurs ajoutées pour les citoyens, les Etats, les collectivités territoriales, mais aussi les entreprises, privées ou publiques. Sa discrétion n’est plus de mise : en Europe, elle détient l’essentiel des parts de marché dans des secteurs d’activités majeurs : agriculture, services financiers ou santé. Dans le même temps, en Amérique du Sud ou en Afrique (par exemple), des gouvernements se tournent vers les solutions qu’elle porte.

Comment peut-elle jouer un rôle plus déterminant et changer d’échelle pour mettre l’humain au cœur des projets, ce à quoi elle s’attache philosophiquement et statutairement ? L’économie sociale doit imprimer sa vision plurielle de la croissance au service d’objectifs sociaux, civiques, environnementaux, économiques ou financiers pour prouver qu’elle n’est pas condamnée à n’être qu’une forme d’entreprise différente. Elle seule peut insuffler une culture démocratique de l’économie par un projet d’extension du champ d’action des coopératives, mutuelles, associations ou fondations (et entreprises ou organisations assimilables).

Elle seule peut créer des pôles de stabilité pour assumer la continuité et l’innovation économique et sociale dans une période de réduction du rôle des Etats et de volatilité des entreprises actionnariales, en s’appuyant sur son système durable de propriété collective choisie qui repose sur un noyau dur de fonds propres indivisibles. Celui-ci, notamment via la notion de libre partage des produits ou services créés (logiciels libres, par exemple) impliquera une approche originale des questions de productivité et de propriété.

L’économie sociale doit faire partager son expérience et sa vision de l’ensemble des échanges pour contribuer à la nécessaire régulation des marchés, selon ses principes et critères, en donnant toute leur place aux échanges non commerciaux et non monétarisables. Elle doit aussi valoriser et mieux appliquer ses ambitions : favoriser de plus justes partages des richesses grâce à la juxtaposition d’une gouvernance démocratique et d’un système de propriété durable ; établir de nouvelles relations d’équité entre les acteurs y compris dans les sphères marchandes ; susciter de nouvelles relations de coopération entre les Etats, du sud au nord.

Pour passer du laisser-faire au faire ensemble, de la mondialisation subie à la mondialisation civilisée, il est urgent de faire comprendre l’économie sociale et de l’inscrire au cœur des solutions. Aux politiques, aux syndicalistes et aux entrepreneurs d’en faire, dès maintenant, leur partenaire.

Michel Rocard, ancien Premier ministre, et Thierry Jeantet, directeur général d’Euresa

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Question d’actualité de Sylvia PINEL sur l’emploi

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 27 mai 2009

http://www.dailymotion.com/video/x9eptd

 

M. le président. La parole est à Mme Sylvia Pinel, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

Mme Sylvia Pinel. Monsieur le président, mes chers collègues, ma question s’adressait à M. le Premier ministre . Elle concerne le sujet qui préoccupe et inquiète tant nos concitoyens : l’emploi.

Les Français, et tout particulièrement les femmes et les jeunes dont l’emploi est déjà fortement précarisé, doivent désormais faire face à une montée spectaculaire du chômage qui les condamne à l’exclusion et à la pauvreté. Ils sont les victimes directes de la crise.

Dans mon département, le Tarn-et-Garonne, cette réalité est tristement perceptible. Avec un taux de chômage qui atteint quasiment les 10 %, il figure parmi les territoires les plus sinistrés de la région Midi-Pyrénées.

Face à cette situation, force est de constater qu’une majorité croissante de nos concitoyens souffre dans l’attente légitime de réponses concrètes. Car, dans la lutte contre le chômage, les mesures engagées par votre Gouvernement sont d’une trop grande frilosité. Les députés radicaux de gauche ne peuvent que regretter l’absence de décisions spécifiques en faveur de l’emploi des femmes et des jeunes ; le fait que le Pôle Emploi, submergé par le cortège des nouvelles inscriptions, peine à se mettre en état de marche ; le recul des « contrats aidés » en dépit des engagements pris par le Président de la République ; l’insuffisance de l’investissement public dans des secteurs d’avenir tels que l’enseignement, la recherche, la santé ou l’aide aux personnes.

Compte tenu de l’urgence, allez-vous enfin consentir à mobiliser les moyens financiers et humains qui s’imposent pour permettre au service public de l’emploi de remplir pleinement ses missions ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur plusieurs bancs du groupe GDR.)

M. le président. La parole est à M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi.

M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi. Madame la députée, vous avez raison : l’emploi est aujourd’hui la principale préoccupation de nos compatriotes. Nous pouvons tous le comprendre.

Dans le contexte actuel, toutes les familles en France sont hantées par l’avenir de leur emploi, s’inquiètent de la possibilité pour une personne ayant atteint cinquante ans de pouvoir continuer à travailler, craignent également pour l’insertion des jeunes qui finissent leurs études.

Vous avez souligné, madame la députée, à quel point nous avions besoin, dans cette période, de réponses concrètes. J’ai passé toute la journée d’hier dans une agence pour l’emploi, aux côtés des agents. (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.) J’ai regardé avec eux les dispositifs concrets qui sont à leur disposition et la manière dont ils les utilisent. Je vais tenter de vous en rendre compte, en illustrant mon propos d’exemples très simples.

Premier exemple : il y a un an, une personne licenciée dans la vallée de l’Arve ne faisait l’objet d’aucun accompagnement lui permettant de rebondir. Aujourd’hui, elle peut bénéficier, par le biais du contrat de transition professionnelle, de formations privilégiées lui permettant de retrouver un emploi.

Deuxième exemple : il y a un an, un salarié de Renault à Sandouville perdait, s’il était en activité partielle, près de 50 % de son salaire brut. Aujourd’hui, compte tenu des dispositifs négociés avec les partenaires sociaux, il peut percevoir jusqu’à 95 % de son salaire s’il est rémunéré au SMIC. Ce n’est pas parfait, mais c’est une très nette amélioration.

Troisième exemple : l’emploi des jeunes. Nous n’avons heureusement pas attendu votre question pour travailler sur le sujet et mettre en place, avec Martin Hirsch, deux dispositifs principaux.

En premier lieu, nous avons amélioré l’apprentissage dans le cadre des contrats de professionnalisation et des contrats d’apprentissage. Deuxièmement, nous proposons des formations qualifiantes à des jeunes aujourd’hui en situation d’échec, afin de leur permettre de trouver un emploi et de rebondir ; nous veillerons à ce que ces formations se mettent en place aussi dans votre département.

Vous le voyez, madame la députée : sur tous ces sujets, nous essayons d’avancer. Je ne fais pas de longs discours : les exemples que je viens de donner répondent à des réalités concrètes et à des solutions que nous essayons de décliner sur le terrain.

J’ai cru comprendre que l’opposition cherchait maintenant à être « proposante ». Toutes vos propositions sont les bienvenues ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

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Contrôleur général des lieux de privation de liberté

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 15 avril 2009

Je vous recommande la lecture du JO de ce jour, 15 avril 2009, concernant les :
« Recommandations du 8 avril 2009 du Contrôleur général des lieux de privation de liberté relatives au dépôt du tribunal de grande instance de Bobigny (Seine- Saint-Denis) »

http://www.journal-officiel.gouv.fr/frameset.html

 Recommandations du 8 avril 2009 du Contrôleur général des lieux de privation de liberté relatives au dépôt du tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis)
NOR : CPLX0908279X
Le dépôt du tribunal de grande instance de Bobigny a été visité par quatre contrôleurs du contrôle général des lieux de privation de liberté le 13 octobre 2008.Les observations factuelles recueillies au cours du contrôle ont été communiquées le 22 octobre 2008 au commandant de la compagnie de garde et de présentations judiciaires de la direction départementale de lasécurité publique de la Seine-Saint-Denis. Elles ont donné lieu à une réponse en date du 14 novembre 2008.
A la suite de cette réponse, les contrôleurs se sont rendus le 26 novembre 2008 sur le site afin de procéder à des constatations complémentaires.Le rapport complet de la visite a été communiqué pour observations, d’une part, à la garde des sceaux, ministre de la justice, d’autre part à la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, le28 novembre 2008.
La garde des sceaux a répondu le 13 février 2009.
La ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales a fait connaître sa réponse le 12 mars 2009. A la suite de cette procédure, et conformément à la loi no 2007-1545 du 30 octobre 2007, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté a décidé de rendre publiques les recommandations suivantes :

1. Un entretien permanent doit être assuré et des travaux doivent être entrepris pour mettre fin aux conditions d’hygiène qui, dans les cellules, sont indignes : odeurs pestilentielles, sanitaires bouchés, présence de bouteilles en plastique remplies d’urine, traces d’excréments sur les murs…

2. La configuration du local de fouille est à revoir. En effet, malgré le renfoncement occulté par une paroi, le respect de l’intimité n’est pas garanti lors des opérations de fouille des personnes conduites à leur arrivée : une personne en train de se déshabiller est susceptible d’être vue par des tiers, la pièce dans laquelle la fouille est réalisée n’étant pas close.

3. La pratique du retrait du soutien-gorge et de la paire de lunettes de vue doit être abandonnée : elle constitue une atteinte à la dignité de la personne qu’aucun impératif de sécurité mis en avant ne justifie.

4. La confidentialité des entretiens des personnes déférées et extraites avec les avocats, les travailleurs sociaux et les interprètes doit être assurée, la configuration actuelle des cabines ne la garantissant pas.

5. Toute personne doit pouvoir comparaître dignement devant son juge ; cette exigence rejoint celle des droits de la défense. La situation actuelle ne le permet pas : a) Le sommeil est perturbé par un éclairage permanent des cellules, y compris la nuit, et par l’absence de véritable couchage ; b) La toilette est impossible ;
c) Les personnes extraites ne bénéficient pas d’un petit déjeuner avant leur départ de l’établissement pénitentiaire et les personnes déférées reçoivent un sandwich qui ne constitue pas un véritable repas.

6. Une réflexion associant le ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales et le ministère de la justice doit être engagée très rapidement pour mettre fin à l’imprécision du champ de compétence des autorités administratives et judiciaires. La situation actuelle génère une logistique défaillante ressentie par les fonctionnaires comme étant un défaut de compréhension et de soutien. J.-M. DELARUE

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Leroy Merlin défend ses dérogations

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 25 mars 2009

La société Leroy Merlin a défendu hier ses dérogations d’ouverture dominicale dans le Val d’Oise lors d’une audience au tribunal administratif de Pontoise. Selon un communiqué de l’enseigne de bricolage, ces dérogations délivrées par la préfecture du Val d’Oise en octobre 2008 concernent les magasins de Montsoult, Osny et Montigny-les-Cormeilles.

source : http://www.lsa.fr/leroy-merlin-defend-ses-derogations,104655

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