Le PRG95 inquiet des tentatives de récupération à Argenteuil

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 22 juin 2013

laicite2Les Radicaux de gauche du Val d’Oise condamnent fermement les agressions dont ont été victimes, à Argenteuil, plusieurs jeunes filles qui portaient le voile. Ces agressions sont contraire à la fois à l’idée de fraternité qui nous unit toutes et tous dans la République et au principe de laïcité qui garantit à chacun et chacune la liberté de culte dans le respect de la loi républicaine.
Ils font totalement confiance à la fois à la police et à la justice, mais aussi à la municipalité d’Argenteuil, pour prendre toutes les dispositions nécessaires afin de garantir la tranquillité publique, la sécurité des Argenteuillaises et le respect de la laïcité.
Par contre, le PRG 95 regrette les tentatives de récupérations orchestrées par certains groupes. Les Radicaux Argenteuillais ont été particulièrement heurtés, à l’occasion de la manifestation organisée ce samedi, par certaines banderoles portant l’inscription « Argenteuil laboratoire du crime islamophobe » qui font l’amalgame entre des faits totalement condamnables et une ville cosmopolite où, au contraire, la tradition est de vivre en harmonie avec son voisin.

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Face au programme américain PRISM, la France et l’Europe doivent garantir leur souveraineté numérique

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 13 juin 2013

La France et l’Europe doivent garantir leur souveraineté numérique.

Les révélations sur le programme américain d’espionnage électronique PRISM démontrent que la France et l’Europe ne peuvent pas se permettre de dépendre des technologies américaines en matière protection des données personnelles mais aussi industrielles.

Cette affaire éclaire d’un jour nouveau l’enjeu stratégique de l’affaire daylimotion et souligne l’urgence qu’il y a pour la France à développer, notamment, de solides solutions de « cloud computing ».

Le volet « numérique » du plan d’investissement sur 10 ans lancé par le Chef de l’Etat et le projet de loi sur les libertés numériques doivent assurer le développement de solutions techniques et législatives pour garantir le droit fondamental à la protection des données pour les individus et pour les entreprises.

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Pierre Mauroy était un homme d’Etat exceptionnel

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 7 juin 2013

Pierre Mauroy était un homme d’Etat exceptionnel  dans Actualité mauroy_zenith_2007_05_29_n5-100x150C’est avec une profonde émotion que les Radicaux de gauche du Val d’Oise apprennent, ce vendredi matin, la mort de l’ancien Premier ministre de François Mitterrand. Pierre Mauroy était un homme d’Etat exceptionnel qui a profondément transformé la France aux côtés du premier Président socialiste de la Ve République.
On lui doit notamment l’abolition de la peine de mort, la 5e semaine de congés payés, la décentralisation ou encore les « radios libres ». Son action s’est ainsi attachée à moderniser le pays dans tous les domaines, judiciaires, sociaux, institutionnels ou encore culturels.
C’est toute la gauche qui est en deuil, elle perd l’un de ceux qui ont forgé sa culture de gouvernement et qui ont donné vie à l’esprit de mai 1981. J’adresse mes plus profondes condoléances à sa famille et à tous les militants socialistes au nom des radicaux de gauche du Val d’Oise.

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Le PRG95 condamne l’agression mortelle d’un militant d’extrême gauche

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 6 juin 2013

Le  PRG95 condamne l'agression mortelle d'un militant d'extrême gauche  dans Actualité nouveau-logo-prg-95-2013-300x156Les Radicaux de gauche du Val d’Oise condamnent avec fermeté les violences politiques perpétrées par des « skinheads » qui ont conduit à la mort du jeune Clément hier soir à Paris.
Cet événement dramatique nous rappelle qu’il ne peut pas y avoir de « dédiabolisation » de l’extrême droite dont les fondements idéologiques sont anti-républicains et anti-démocratiques et dont les méthodes restent fondées sur l’intimidation et la violence.
J’ajoute que : « Notre démocratie ne peut pas tolérer ce genre d’agression qui n’ont rien à voir avec le débat démocratique et la libre expression des idées et des convictions »

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L’Ecole publique doit être le premier lieu où vit et où se vit la République

Posté par Pascal-Eric Lalmy le 24 mai 2013

Intervention de Jean-Muchel Baylet, Sénateur PRG de Tarn-et-Garonne lors de la discussion générale du Projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la république au Sénat

 

Jean-Michel Baylet

Jean-Michel Baylet
Monsieur le président, monsieur le ministre, madame la ministre déléguée, mes chers collègues, Avant d’entamer l’examen d’un texte de loi relatif à l’école, on devrait toujours relire Alain. Je ne dis pas cela, vous le comprendrez aisément, seulement parce que ce bon philosophe était radical, même si ce fut l’un de ses mérites, mais plutôt parce que, lui qui fut un éminent professeur, nous éclaire de son expérience de transmetteur du savoir et d’éveilleur des esprits. 

Dans ses Propos sur l’éducation, en 1932, il écrivait : « Si j’étais directeur de l’enseignement primaire, je me proposerais, comme but unique, d’apprendre à lire à tous les Français. Disons aussi à écrire et à compter. » 

Au moment de dresser l’état des lieux de notre système éducatif, l’école semble, hélas ! avoir oublié l’esprit d’Alain. 
Toutes les études nationales et internationales tendent vers un même constat : la stagnation, voire la régression de notre système éducatif. Aujourd’hui, à la fin du primaire, près d’un élève sur cinq éprouve des difficultés face à l’écrit, et 140 000 élèves sortent annuellement de l’enseignement scolaire sans diplôme ni qualification. 

Mes chers collègues, l’école de la République est donc en panne, d’une part, parce qu’elle remplit mal sa mission de transmission du savoir et qu’elle ne parvient pas à lutter contre l’échec scolaire, d’autre part, parce qu’elle n’est plus cet outil au service de la méritocratie républicaine et qu’elle contribue, au contraire, à la reproduction des inégalités sociales. 

Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’un constat similaire avait déjà été dressé en 2005, lors de l’élaboration de la précédente loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école. Or, depuis, nous le savons tous, la situation ne s’est pas améliorée ; pire, elle s’est dégradée, et ce constat peut, je le crois, être partagé sur toutes les travées de notre assemblée.

 

Vincent Peillon, Ministre de l'Education nationale

Vincent Peillon, Ministre de l’Education nationale
En effet, ces dix dernières années, la politique éducative de notre pays s’est résumée à des déclarations excessives et à la mise en avant d’expérimentations qui ont trop masqué l’abandon d’une institution. Le non-remplacement systématique d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, appliqué à l’éducation nationale, a constitué une véritable saignée. 

Ce phénomène malheureux, couplé à une déconstruction de la formation des enseignants, a aggravé les disparités socio-territoriales et dégradé l’offre d’éducation. 

Cette gestion comptable, et coupable, de l’éducation a abouti à des situations où le recrutement d’enseignants remplaçants a pu se faire par le biais du site internetLeboncoin.fr, où un enseignant était recherché entre des annonces de vente d’une armoire normande et d’un scooter d’occasion. (Sourires.) Il était plus qu’urgent de changer de cap ! C’est ce que vous nous proposez, monsieur le ministre. 

Une telle loi d’orientation et de programmation était nécessaire, indispensable, et se devait d’être ambitieuse. Ce projet de loi est la pierre angulaire de l’action du Gouvernement en matière d’éducation. Il s’inscrit dans cette vision volontariste pour l’école : augmentation de l’allocation de rentrée scolaire, loi de finances pour 2013 où, dans un contexte budgétaire contraint, nous le savons tous, l’effort vers les missions d’éducation nationale a été accru. Il faut le souligner, le répéter et même l’apprécier. 

Je pourrais également citer les emplois d’avenir professeur, dont vous avez parlé, monsieur le ministre, mais également le projet de réforme des rythmes éducatifs, qui sont autant de chantiers en cours. 

Mes chers collègues, l’examen, par notre assemblée, de ce texte constitue l’aboutissement d’un long processus entamé dès juillet 2012, et que vous avez exposé aux différents groupes sénatoriaux, monsieur le ministre, y compris au RDSE. Nous y avons été sensibles ! 

Les radicaux de gauche s’accordent, bien sûr, sur les grandes lignes du projet de loi : l’effort en matière de recrutement de personnels en direction notamment du primaire, l’indispensable réforme de la formation initiale des enseignants, avec la création des écoles supérieures du professorat et de l’éducation, la lutte contre l’échec scolaire et la réforme de l’orientation. Quant à la création d’un service public de l’enseignement numérique, que vous avez évoquée, nous serons particulièrement vigilants pour que les transferts de compétences de l’État vers les collectivités en matière d’achat et d’entretien du matériel informatique soient compensés convenablement. 

Les lois d’orientation et de programmation relatives à l’école sont trop souvent des « lois bavardes », dans le sens où elles exposent les grands principes vers lesquels doit seulement tendre l’action éducative. 

Je rappelle que, aux termes de l’article 34 de la Constitution, la loi détermine les principes fondamentaux de l’enseignement… Le présent texte n’en oublie pas pour autant la mobilisation des moyens nécessaires à la mise en œuvre des objectifs fixés, ce qui, à l’aune des politiques menées par les derniers gouvernements, constitue, reconnaissons-le, un progrès notable.

 

Françoise Laborde, Sénatrice PRG de Haute Garonne

Françoise Laborde, Sénatrice PRG de Haute Garonne
Aujourd’hui, mes chers collègues, trop de jeunes sortent du système éducatif sans qualification. Trop d’élèves, à leur entrée au collège, ne maîtrisent pas les bases des connaissances en termes de lecture. Ces populations, les statistiques le démontrent, sont naturellement celles qui éprouvent le plus de difficultés à s’insérer sur le marché du travail. L’on perçoit donc le caractère fondamental de l’effort que nous devons consentir en faveur de l’éducation. 
Monsieur le ministre, si les sénateurs radicaux s’accordent, vous l’avez compris, sur l’économie générale du texte et les objectifs qu’il assigne à l’école de la République, lors de l’examen des articles, notre groupe défendra plusieurs améliorations, notamment des amendements sur l’articulation entre le socle commun des connaissances et les programmes, sur l’abaissement de l’âge de la scolarisation obligatoire, thème cher à Françoise Laborde. 

En outre, nous aborderons les implications pour les collectivités en termes de rythmes scolaires et d’organisation de l’offre scolaire et périscolaire. Vous savez que nous sommes un certain nombre, dans les départements, à avoir combattu pour que cette réforme soit une réussite. 

Enfin, dans la lignée du débat sur l’application de la loi de 2005 relative au handicap qui s’est tenu dans cet hémicycle fin 2012, nous veillerons à faire de l’école le lieu d’inclusion de tous les élèves, notamment des jeunes handicapés. 

J’entends bien ces voix qui, dans l’opposition, ergotent parfois sur le choix du terme « refondation ». Certes, il ne s’agit pas de balayer l’édifice existant, d’en faire table rase. La présente réforme ambitionne cependant de renouer avec les fondations républicaines de l’éducation. C’est la raison pour laquelle les radicaux se sont réjouis de l’annonce de la création d’un enseignement laïque de la morale. Cette discipline, qui sera dispensée et évaluée du primaire au lycée, doit permettre de partager et de transmettre nos valeurs communes de liberté, d’égalité et de fraternité qui constituent la base du « vivre ensemble ». 

L’affichage et la diffusion, auprès des élèves, d’une « charte de la laïcité » doit également contribuer à faire de l’école le premier lieu où vit et où se vit la République. 

Faire entrer cette morale laïque au sein de l’école relève d’une volonté affirmée. Le choix de ces termes est primordial. Monsieur le ministre, je ne crois pas que vous me contredirez, vous qui avez tant étudié l’œuvre de Ferdinand Buisson. Il s’agit bien de morale, c’est-à-dire d’un ensemble de valeurs, de principes et de règles, et cette morale à l’école ne peut bien sûr qu’être laïque, c’est-à-dire hermétique aux influences partisanes, religieuses, communautaires ou économiques. 

Les missions que nous attribuons à l’éducation nationale ont été magnifiquement résumées par celui qui en fut un ministre visionnaire, Jean Zay : encore un radical ! 

Oui, mes chers collègues, les radicaux ont fondé la République ! Il est bon de le rappeler ! 

Dans l’ouvrage qu’il rédigea au cours de sa dure et cruelle détention, Souvenirs et solitude, Jean Zay revint sur l’ambitieuse réforme qu’il avait menée en 1937. À ses yeux, l’enseignement devait consister « à former le caractère par la discipline de l’esprit et le développement des vertus intellectuelles » ; à apprendre à bien conduire sa raison […] ; à garder toujours éveillé l’esprit critique ; à démêler le vrai du faux, à douter sainement ; à observer, à comprendre autant qu’à connaître ; à librement épanouir sa liberté. » 

Ce sont bien les lumières de cet humanisme qu’il nous revient de rallumer aujourd’hui. Pour ce faire, monsieur le ministre, nous comptons sur vous 

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